surpoids et tabagisme

Le lien entre surpoids et tabagisme

Je dois admettre que cette prise de conscience n’a pas été immédiate. S’il était clair à mes yeux que ma méthode s’appliquait à l’alcool et aux différentes drogues, le lien avec la nourriture m’échappait. Et ce pour deux raisons. Primo, ma méthode est fondée sur l’idée qu’il est facile d’ar- rêter totalement de fumer, mais qu’il faut une force de volonté inouïe pour réduire ou contrô- ler sa consommation de cigarettes. À l’évidence, il est hors de question d’arrêter complètement de manger ! Secundo, manger peut être un authen- tique plaisir et assure la satisfaction de la faim, alors que la cigarette donne un plaisir illusoire et crée le désir qu’elle semble soulager.
Néanmoins, en découvrant le moyen de m’évader de la prison du tabac, j’ai compris que j’étais vic- time d’un lavage de cerveau depuis le jour de ma naissance, et que c’était aussi vrai pour la nour- riture que pour la cigarette.

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UN FAIT INDÉNIABLE
En 2005, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a estimé que 1,6 milliard d’adultes étaient en surpoids et a prédit que ce nombre s’élèverait à 2,3 milliards en 2015. Dans les pays développés, plus de la moitié des adultes sont concernés. Aux États-Unis, le pour- centage dépasse 70 %. Et celui des enfants occidentaux a plus que doublé au cours des quarante dernières années, passant d’environ 10 % à plus de 20 % aujourd’hui. C’est un problème moderne qui coïncide avec le développement rapide de la malbouffe depuis un demi-siècle.

L’industrie du tabac possède des moyens immenses et nous abreuve de mensonges et d’il- lusions grâce à d’habiles subterfuges. L’industrie alimentaire est tout aussi puissante. Si elle se contentait de produire la nourriture dont nous avons besoin pour être en forme et en bonne santé, elle ne serait pas aussi grosse, et nous non plus ! Il est incontestable que l’industrie ali- mentaire nous encourage à trop manger.

Si un supermarché ne vendait que des aliments naturels nécessaires à notre plaisir gustatif et à nos besoins, ses énormes profits fondraient comme neige au soleil. Leurs gondoles croulent sous des produits qui dépassent de beaucoup nos besoins alimentaires. À l’époque où je croyais que ma méthode ne pouvait pas s’appliquer à la perte de poids, j’oubliais un élément crucial. Je com- parais l’alimentation à la cigarette : d’une part, une addiction répugnante, malodorante, malsaine, asociale, déprimante et dépourvue de tout aspect positif ; d’autre part, une activité agréable, convi- viale, qui satisfait notre faim, nous fournit de l’énergie et nous maintient en vie.

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Eurêka !
En réalité, je n’aurais pas dû comparer le taba- gisme au fait de manger, mais au fait de trop manger. Une ampoule s’est alors llumée dans mon crâne, tel Archimède criant « Eurêka ! » dans sa baignoire, exactement comme le jour où j’avais décidé de partir en croisade contre la ciga- rette. Jusque-là, je considérais les excès de table comme un simple prolongement de l’alimentation : comme un excès de bonnes choses. Soudain j’ai compris qu’il s’agissait de deux phénomènes entiè- rement différents.
Les effets des excès de table ont beaucoup de points communs avec ceux du tabagisme. Surle plan physique : fatigue, léthargie, indigestion, brûlures d’estomac, méforme, obésité, maladies de cœur et autres menaces mortelles. Sur le plan mental : illusion de plaisir, culpabilité, sentiment d’impuissance, perte de l’estime de soi et du désir sexuel, esclavage, souffrance.
Je me suis donc posé la question suivante : puisque le tabagisme résulte d’une addiction à la nicotine, se pourrait-il que les excès liés à la mal- bouffe résultent d’une addiction aux sucres ajou- tés ? Après mûre réflexion, je me suis rendu compte que c’était bien le cas.

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